Startups Accélération

GoMyPartner veut rendre le sport gratuit pour tout le monde

26 octobre 2020

Pour faciliter le financement de la pratique d’un sport au plus grand nombre, Sofiane Laurent a lancé GoMyPartner en s’appuyant sur les mécanismes du cashback.

Sofiane Laurent, CEO GoMyPartner
EuraTech

La pratique d’un sport est souvent onéreuse et malheureusement c’est d’autant plus le cas pour les parents qui doivent le payer pour plusieurs enfants. Pour répondre à ce problème, Sofiane Laurent a lancé GoMyPartner, une startup qui s’appuie sur les mécanismes du cashback afin de financer les pratiques sportives.

Quelle est l’origine de GoMyPartner ?

Lors d’un repas de noël il y a quelques années, mon frère a évoqué ses difficultés pour inscrire sa fille à des cours d’équitation. Nous avons fait quelques recherches pour savoir s’il existait des financements qui puissent l’aider, sans succès. Nous avons alors constaté que le coût de la pratique sportive est un frein pour beaucoup de monde et que certains sports sont très difficilement accessibles financièrement. Le problème du financement est encore plus critique dans les familles avec plusieurs enfants. Malheureusement c’est une des premières lignes qui est impacté quand il faut faire des arbitrages budgétaires.

En 2018, nous avons donc décidé d’imaginer quelque chose pour financer les activités sportives et aider les clubs à développer des projets qui rendent la pratique sportive plus attractive pour les adhérents. Nous avons identifié une pratique peu utilisée en France et en Europe : le cashback. Notre réflexion était de créer un réseau d’enseignes partenaires dans lequel les sportifs (ou les parents de jeunes sportifs) pouvaient alimenter une cagnotte pour payer toutes dépenses liées à une activité sportive.

Nous avons monté une page Facebook pour voir s’il y avait un besoin marché dans la région. Ça a très vite pris : de plus en plus de marchands se sont intéressés au projet, de plus en plus de clubs qui recherchaient de nouvelles sources de financement nous ont suivi, et le nombre de remboursement de la part de nos premiers membres a vite augmenté. A partir de là les choses sont allées très vite. On a monté un site internet, approché des enseignes nationales (Cora, Midas, Burger King, LastMinute.com), puis nous sommes partis à la recherche de financements auprès de la région, et de notre communauté en lançant une campagne de crowdfunding.

Quelle est votre mission et votre analyse du marché ?

Nous rendons le sport accessible au plus grand nombre, sans avoir à se soucier de son financement. Nous voulons rendre le sport gratuit pour tout le monde. En liaison avec les pratiques sportives, nous constatons aussi qu’il y a un mouvement fort autour du bien-être. Notre prochaine étape est donc de financer plus de besoins quotidiens en corrélation avec le bien-être et la santé de nos utilisateurs, comme l’accès aux produits bio par exemple.

Nous sommes sur un marché naissant mais qui pèse déjà 28 milliards de dollars dans le monde. Il y a encore très peu d’acteurs sur le segment cashback sportif, et du cashback en général. Notre objectif à terme après le « mieux bouger » avec l’accès à la pratique sportive, serait de les aider dans le « mieux manger ».

Pour faciliter le financement de la pratique d'un sport, Sofiane Laurent a lancé GoMyPartner en s'appuyant sur les mécanismes du cashback.

GoMyPartner en quelques chiffres ?

Depuis notre lancement nous avons une croissance à 3 chiffres, nous cumulons 90 000 clubs de sport référencés et 3500 partenaires / enseignes sur notre plateforme, et nous avons déjà apporté 3 millions de CA à nos partenaires. Par ailleurs, notre communauté a atteint 10 000 membres, et nous avons reversé plus de 100 000 euros pour financer entièrement ou partiellement leur pratique sportive ou celle de leurs enfants.

Autre point, qui n’est pas un chiffre mais qui nous tient particulièrement à cœur : pendant le confinement nous avons été labellisés par le ministère des sports avec pour objectif, rendre la pratique sportive accessible au plus grand nombre et montrer qu’en France le sport amateur se développe avec une vision tournée vers les JO de 2024.

Quelle est votre histoire avec EuraTechnologies ?

Nous avons été intégrés dans le batch 6 du programme d’incubation Start en janvier 2018. A ce moment-là nous n’avions que les prémisses du projet. Ce qui a été très intéressant pour nous c’est surtout la mise en relation avec pas mal d’acteurs qui nous ont accompagnés par la suite. Les synergies avec les autres entrepreneurs du campus nous ont fait gagner un temps considérable. Un autre point fort d’EuraTechnologies est sa renommée qui nous a permis de signer de grosses enseignes. Aujourd’hui, nous avons basculé dans le programme d’accélération Scale avec comme objectif une levée de fonds, une accélération au national et un développement à l’international. En 2022, cap sur le marché Nord-Américain !

Plus d’infos et postuler au programme Start

Pour d’infos et postuler au programme Scale

Appel à projets : postulez au programme d'incubation Start avt le 10 janvier 2021

80 jours intensifs avec nos startups managers pour valider votre projet numérique, deeptech, data, IA, blockchain, fintech, cybersécurité, medias, ecommerce, retailtech, proptech, agtech, greentech, ou robotique et industrie