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Souveraineté numéri…quoi ? La souveraineté numérique en bref (3 mn de lecture)

17 février 2022

souveraineté numérique européenne
EuraTech

 L’année 2022 placera t-elle l’Union Européenne sous le signe de la « souveraineté numérique » ?

C’est en tout cas l’une des trois ambitions portées par EuraTechnologies cette année pour l’accompagnement des entreprises et des entrepreneurs, aux côtés d’une stratégie Net Zero et de favoriser plus de diversité et d’inclusion dans la tech.

Plus le numérique s’installe dans nos vies, plus nos modes de vie, notre consommation, nos emplois, l’éducation et autres terrains autrefois exclusivement « physiques » s’installent dans la sphère virtuelle et plus l’on entend parler de souveraineté numérique, voire de souveraineté numérique européenne.

Mais pourquoi et surtout, de quoi s’agit-il ? D’où vient cette expression toute faite ?

Pourquoi associe-t-on la souveraineté au numérique et que vient faire l’Europe là-dedans ?

Qu’est-ce que la « souveraineté » ?

En 1580, Montaigne écrivait dans ses Essais que la souveraineté se définit par « le pouvoir de domination ou de décision sur quelque chose ou quelqu’un ».

Aujourd’hui, à l’échelle d’un État, la souveraineté évoque, plus que la domination : les rapports de force qui se jouent entre États et l’indépendance de leur gouvernance sans effet de « vassalisation » (relatif à la féodalité, au Xe siècle en France où le vassal était soumis des obligations envers son suzerain).

Côté citoyens, la souveraineté est la définition même de la démocratie puisqu’un régime démocratique est un régime politique où le peuple est « souverain ». Un peuple « souverain » est un peuple indépendant, qui décide pour lui-même.

Pourquoi parle t-on de « souveraineté numérique » ?

Pour les entreprises de la tech, la souveraineté numérique est devenue un enjeu au même titre que les engagements RSE (responsabilité sociétale des entreprises). C’est un cadre qui définit leurs valeurs, la façon dont elles collectent, traitent et exploitent les données de leurs clients mais aussi la façon dont elles se protègent contre les cyberattaques et obtiennent des financements et nouent des partenariats commerciaux.

Elles se posent désormais des questions telles que :

  • Où sont hébergées les données de mes clients ?
  • Que faire si un ransomware paralyse l’accès à mes outils de vente ?
  • Comment éviter le plagiat de ma solution ?
  • Faut-il veiller à la propriété intellectuelle de ses logiciels ?
  • Comment éviter le piratage par la concurrence ?
  • Comment s’assurer que les valeurs sont partagées entre acteurs de la tech dans un environnement numérique mondialisé ?
  • Comment lutter face à la concurrence des hyper scalers lorsque les modèles de financement des entreprises européennes ne sont pas les mêmes qu’Outre-Atlantique ou en Chine ?

En France, c’est la CNIL (Commission Informatique et Libertés, autorité indépendante, qui a mis en place en 2016 le RGPD (Règlement général sur la protection des données) et qui épingle régulièrement les géants américains lorsqu’ils ne respectent pas la réglementation française. Mais si la CNIL et la Commission Européenne ont su légiférer et entamer des actions en justice lorsque nécessaire, qu’est-ce qu’un million d’euros pour un GAFAM multimilliardaire ?

C’est ce déséquilibre qui pose fréquemment problème et qui amène les entreprises du logiciel à agiter le drapeau rouge. C’est souvent lorsque « le gros veut manger le petit » que les conflits commencent. Et c’est aussi une des raisons pour lesquelles la question du financement des entreprises et de leur valorisation au niveau européen est centrale dans les questions liées à la souveraineté numérique européenne.

En résumé… ?

La souveraineté numérique de l’Europe, si l’on se place du côté des entreprises, c’est :

  • favoriser la compétitivité des entreprises de la tech européenne et leur croissance,
  • l’abolition des positions monopolistiques des géants de la tech au profit d’une concurrence régulée,
  • la régulation des marchés du numérique et du transfert des données,
  • la prévention des risques liés à la cybersécurité,
  • la bonne gouvernance de la data (traitement, hébergement, stockage, collecte, exploitation…),
  • la transparence auprès des usagers,
  • la recherche d’un impact tech positif (tech verte, numérique responsable, stratégie net zéro…),
  • …. D’autres idées ?

 

… Le 17 mars, la tech européenne se donne rendez-vous au FutureProof Summit à EuraTechnologies pour évoquer les tendances de la souveraineté numérique européenne et ouvrir des débats qui vont définir l’Europe de demain !

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