Des milliers de firmes technologiques d’origine étrangère sont installés dans la Silicon Valley pour se développer sur le marché américain et acquérir ainsi une légitimité globale dans leur secteur. Mais, pour évidente qu’apparaisse cette démarche, l’exercice reste délicat. Il ne suffit pas d’arriver ici avec de bonnes technologies pour se garantir automatiquement le succès. « On ne peut pas pénétrer tout seul dans les réseaux qui mènent aux clients, aux circuits de distribution ou aux partenaires éventuels», souligne Steve Palladino, co-fondateur de Silicon Valley Technopole. « Il faut aussi, et peut-être surtout, savoir comment opérer ».

A part l’excellence technologique requise, il faut en effet que l’entreprise qui s’installe sache fonctionner exactement de la même façon que ses concurrents locaux. C’est-à-dire définir une véritable stratégie de développement, identifier de façon réaliste les marchés où elle apporte un plus par rapport à la concurrence existante et, par-dessus tout, savoir négocier un contrat. Lorsque c’est fait, tous les spécialistes de cette question assurent que les entreprises d’origine étrangères se battent véritablement à armes égales avec leurs homologues américaines. Et de fait, la tentation de « patriotisme économique », du moins dans la Silicon Valley, est totalement absente. Il s’agit avant tout d’attirer de nouvelles technologies, de créer de la valeur et tant mieux si les entreprises d’origine étrangère – ainsi que les pays dans lesquelles ces firmes ont leur siège social – y gagnent également.

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